Tout! Tout a disparu, sans échos et sans traces, - Avec le souvenir du monde jeune et beau.

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Tel que la haute mer contre les durs rivages, - A la grande tuerie ils se sont tous rués, - Ivres et haletants, par les boulets troués, - En d'épais tourbillons pleins de clameurs sauvages.
Victorieux, vaincus, fantassins, cavaliers, - Les voici, maintenant, blêmes, muets farouches, - Les poings fermés serrant les dents, et les yeux louches, - Dans la mort furieuse étendus par milliers.
La terre prolongeait en bas, immense et sombre, - Les continents battus par la houle des mers; - Au-dessus flamboyait le ciel plein d'univers; - Mais Lui ne regardait que l'abîme de l'ombre.
Et le son de ta voix m'enivre et chante mieux - Que la blanche Apsara sous le figuier des Dieux!
Et toi, divine mort, où tout rentre et s'efface, - Accueille tes enfants dans ton ciel étoilé; - Affranchis-nous du temps, du nombre et de l'espace, - Et rends-nous le repos que la vie a troublé.
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